mardi 17 novembre 2009

Brin de soleil dans rideau de pluie

C'est par hasard que je suis tombé sur quelques vidéos tirées du déjà vieux film Sister Act. A regarder des extraits, j'en suis venu à revoir l'ensemble du film. Il est plein d'incohérences, bourré d'exagérations et même assez niais mais le fond reste beau. L'énergie du partage est là. C'est une belle chose pour les moments difficiles et aussi pour les instants plus heureux. Un extrait parmi d'autre.


Je ne m'étends pas plus aujourd'hui. J'ai été frappé par le sort et je n'ai plus la tête-à-sourire ni la tête à sourire.

vendredi 13 novembre 2009

De l'adoption et du mariage gay

Un sondage indiques les éléments suivants :

- 57% des français souhaitent que l'on accorde aux homosexuels le droit à l'adoption (contre 41%). En 2006, ce taux n'atteignait que 48% ;

- 64% des français sont favorables au mariage gay (et 36% contre). En 2006, ils étaient déjà 60% ;

- Parmi les sympathisants de droite, 42% sont pour l'adoption par des homosexuels et 37% pour le mariage gay.

Que peut-on tirer comme enseignement de ces chiffres ? Il me semble déjà assez clair qu'un tiers de la population française, très ancrée à droite, impose manifestement sa volonté au reste de la population. Après avoir constaté le refus de la majorité présidentielle de considérer les propositions de l'opposition et sa volonté d'empêcher tout débat à l'échelle nationale comme à l'Assemblée Nationale, je me refuse désormais de parler de démocratie en France. Grâce à quelques efforts répressifs supplémentaires et suite à la suggestion de Mr. Eric Raoult quant à la liberté d'expression des écrivains (et de Marie NDiaye en tête), nous pourrons bientôt parler de dictature dans notre pays...

Pour en revenir au sondage, je suis tout de même très surpris de voir qu'il y a à droite davantage de personnes favorables à l'adoption par des homosexuels que de personnes favorables au mariage gay ! Le mariage gay n'a pas de conséquences "humaines", ce n'est qu'un contrat, qu'un morceau de papier avec un peu d'encre dessus. Au contraire, l'adoption a un impact inévitable sur toute une vie, celle de l'enfant, et il est infiniment plus légitime de se demander si cette vie pourrait être handicapée par ce choix initial. Moi-même, par manque de références sur le sujet, je ne peux éviter de me poser la question. Alors pourquoi ces gens s'opposent si farouchement à une extension de contrat qui ne les concerne même pas ?!? Je suis totalement pantois face à l'incohérence établie de ces individus...

Je suis accablé par la droite française actuelle. Elle parle d'identité nationale mais détruit petit à petit tout ce qui, à mes yeux, la constitue et fait que j'aime mon pays. Elle détruit mon amour pour la France, ma fierté pour la justice, la grandeur de son Droit. Je souhaiterais qu'elle disparaisse. Elle ne m'inspire qu'une image de parasite qui endort et empoissonne l'hôte pour l'exploiter plus longtemps encore. J'en ai des nausées...

lundi 9 novembre 2009

Petit point de politique, d'art et de sociologie

Mais quelle rigolade !!! Le ministère de la culture qui omet de prolonger sa propriété du nom de domaine jaimelesartistes.fr, c’est une perle des plus rares ! Du coup, le nom de domaine a été récupéré par un anti-HADOPI qui a redirigé l’adresse à meilleur escient. Quelle humiliation ! 50 à 85 000 euros négligés et finalement gaspillés par l’État, la vitrine du projet détruite alors qu’elle devrait être en train d’expliquer la pédagogie du projet qui se met en place. Quelle honte !!! Décidément, ce gouvernement ressemble de plus en plus à un groupe d’amateurs exploitant à leur propre compte les avantages de leurs fonctions. Il y a bien quelques uns d’entre eux qui trouvent grâce à mes yeux (et sans que je sois par ailleurs en accord avec leurs idées) mais ils ne sont guère nombreux. J’ai bien peur que notre pays soit en plus de moins en moins libre et démocratique... Triste ère qu’il faudra dépasser.

Voila, c’était le paragraphe politique du jour. A présent, l’édito « loisir et détente ». Il y aurait beaucoup de choses à raconter, je suppose. Je vais donc commencer par l’art. Je suis allé voir l’exposition sur Renoir au Grand Palais. Première déception : l’exposition n’a pas lieu dans la grande nef du palais mais dans de petites salles à l’arrière du bâtiment. Ne pas voir la verrière, c’est un drame dont je ne peux me consoler. Le second problème, c’est que j’ai eu l’occasion de me rendre compte que je n’aime pas l’œuvre de Renoir. C’est sans doute un jugement très personnel mais je trouve ses tableaux niais. Et fades. Non, vraiment, ce n’est pas mon style. Je suis cependant très heureux de l’avoir appris. Pour moi, Renoir est une étape dans le développement artistique de la peinture mais pas une finalité comme l’ont pu être Picasso ou Rembrandt.

Autre activité culturel mais sur un autre art : je me suis rendu à la cité de l’architecture, palais Chaillot. Je dois préciser que je n’y suis pas allé seul puisque j’avais mon guide personnel avec moi. Qu’est-ce que j’en retiens ? L’art roman est un art primitif. L’art gothique est un art évolutif et délicat qui impose la grandeur de toute une période pourtant sombre (le Moyen Age, pour ne pas le citer). Il est assez riche pour y revenir encore et encore. La renaissance est une surcharge de débauche, de détails et de folies. Le classicisme, c’est la force, la puissance, le pouvoir. Le classicisme, c’est aussi la France. Louis XIV, Napoléon... Et le monde nous a imités. On est trop des modèles intersidéraux !!! Enfin, l’architecture moderne et les nouveaux matériaux. Des structures de fer et de glace. Des créations purement fonctionnelles. Des créations toutes plus moches les unes que les autres ou alors absolument gracieuses. Bref, je suis content d’avoir été initié à tout cas, qui plus est par un expert...

Fin du chapitre culturel, début du chapitre sociologique. Bon, ça peut faire mal. J’ai moi-même beaucoup souffert hier soir. On m’a emmené dans une soirée dont j’ignorais la nature. Cette soirée, c’était une boite gay. Début à dix-neuf heures, fin à une heure du matin. Comme les organisateurs de cette soirée pensent aux gays qui n’ont pas de couille (et il faut croire qu’il y en a un bon paquet !), chacun a un mot collé sur le tee-shirt. La qualité des mots en soi détonne : lolipop, tactile, Touch me, King of Pop (pas du meilleur goût, celui-là…), croquant, etc. Un tableau, à l’entrée, regroupe tous les mots attribués et il est possible de laisser un message à celui dont le mot correspond. Je ne précise pas si le mec t’a plu parce que tu n’es pas contraint de laisser un mot aimable… Voila donc un moyen de rentrer en contact sans le faire directement.

Que dire de la population du milieu. Des mecs qui ne savent pas réellement bouger sur de la musique, tous stéréotypés, tous superficiels. Des êtres que j’ai pu ressentir comme ayant une vie creuse et sans saveur, qui voudraient se donner un peu de piment mais qui ne réalisent pas qu’un plan cul n’est pas un moyen d’y arriver. Car il est inutile de se voiler la face : ce sont des plans cul qui sont recherchés là-bas. Le tout largement exploité par l’organisation qui fait son beurre sur les boissons. Un verre de 25 cl d’un mauvais alcool pour 10 euros, on nage en pleine indécence. Bref, beaucoup de vacuité, beaucoup de superficialité, beaucoup de rien et pourtant beaucoup de jugement aussi, beaucoup de poids social, beaucoup de mépris. J’exècre cet endroit. Je ne me reconnais en rien. Je n’y retournerai pas avant longtemps, ni là, ni ailleurs. Je suis passé à autre chose depuis longtemps, maintenant.

Ah, et puis en coup de vent, une autre expérience. Je suis inscrit sur un site de rencontre gay. Là aussi on comprend vite le fonctionnement. On peut faire quelques catégories. La première, la plus importante : la poubelle. Elle regroupe un certain nombre de personnes qui vont du mec dont le look ne vous convient pas du tout (par exemple je n’adhère pas au type asiatique...) jusqu’au type de 67 ans qui écrit « si tu me montr ta bit ac ta cam jtemontr ma bit sur ma cam » ou encore le quarantenaire qui s’émeut ainsi : « Je te veux dans mon lit. Tout de suite. TU PRENDS COMBIEN ? ». Bon, ça, c’est la poubelle. Il y a un second groupe qui rassemble les gens inscrits pour le sexe exclusivement. Eux cherchent des plans cul, rien d’autre et le message est très clair. Je trouve ça honnête et absolument pas condamnable. Honnête, pratique et efficace. Une troisième catégorie à présent : les faux lovers. Ceux-là ont un profil qui explique qu’ils ne supportent pas les plans cul et qu’ils sont là pour trouver le grand amour. Creusez un peu et vous retrouverez vite leur réelle nature, la bestiale, celle qui veut continuer la conversation sous la couette. Ils m’amusent, je joue à cache-cache avec eux. Enfin, le dernier groupe correspond à ceux qui cherchent réellement de nouvelles rencontres, de nouveaux amis, peut-être un jour des amours. Ils ne sont pas nombreux et pourtant j’en ai trouvé un ou deux déjà. Je ne sais pas trop ce qu’ils ont à proposer, nous verrons bien...

lundi 26 octobre 2009

Un de plus !

J’ai un peu de temps pour vous écrire (plus d’internet au boulot = chômage technique). Je vais donc vous parler de l’un des fantasmes que j’ai pu assouvir il y a peu. Je voulais essayer l’amour attaché, c’est chose faite.

Pour résumer, l’idée m’intéressait à plusieurs niveaux. Tout d’abord je considère que celui qui est attaché s’offre, en quelques sortes, à l’autre. C’est donc une relation de confiance et de don de soi qui est mise en avant. Je signale au passage que je ne recherche absolument aucune forme de violence dans ce jeu sexuel. La brutalité ne m’intéresse pas. Par ailleurs, je suis persuadé que ce jeu peut être étonnamment esthétique. Et enfin, je suis sûr que ce jeu crée une forme d’excitation mais je suis incapable d’en définir l’origine, donc de développer ce point. Vous devez me croire sur parole...

C’est moi qui ai été attaché. Je peux donc difficilement vous parler de l’esthétique de la situation, n’ayant pas encore réussi l’expérience hors-corps nécessaire à une prise de vue extérieure. Cependant, je peux vous dire que mon partenaire a trouvé la scène assez jolie - je ne me flatterai pas en disant que j’étais moi-même un élément majeur de la grâce de ce tableau (prétérition...).

Sur un autre plan, je dois dire qu’il est assez agréable de ne pas pouvoir s’opposer (en l’occurrence ce n’était pas mon objectif...). Je me demanderai sans doute toujours s’il n’y a pas là un vice lié à un désir de viol ou que sais-je mais cette idée me semble tout de même hors de propos puisque mon consentement restait total. Consentement total pour des raisons de confiance, naturellement. Toutefois, un tel jeu ne peut pas éviter de créer des instants de frustration : il y a bien des moments où l’on voudrait rendre la pareil mais on ne peut pas...

Conclusion : ça, c’est fait !

Maintenant, il va me falloir essayer le concept parallèle et non exploité : le bandage des yeux. Bah oui : j’ai tout vu ! Donc la prochaine fois, peut-être, un câlin sans la vue ou même une association entre perte de vue et perte de mouvement par les liens. Bref, je n’ai pas fini de fouiller le champ des possibles...

jeudi 22 octobre 2009

Pouvoir et déchéhance

Je ne poste plus grand chose depuis presque un mois pour cause d'occupation extrême des deux hémisphères de mon cerveau de manière permanente. Il faut dire qu'il m'arrive un truc sympa mais je n'ai pas vraiment le temps d'épiloguer sur le sujet. N'empêche que c'est une belle surprise de la vie. Comme quoi...

Ceci étant dit, j'ai très envie de pousser un cri de joie puisque je viens d'apprendre que sieur Jean-Sarkozy-Partout renonce. On vient de passer pas loin de la catastrophe, là, quand même... Ouf ! A 24h près, c'était foutu !

Cependant, il ne faut pas croire que nous vivons dans un monde holywoodien. Le Conseil Constitutionnel a validé Hadopi 2. Zut ! Un truc face auquel les français ne sont pas sur un pied d'égalité et qui pourrait bien mettre davantage en difficulté le monde culturel, ça la fout mal. M'enfin, on n'est plus à ça près, n'est-ce pas ?

Ah, et puis il parait que les députés UMP ont fini par se coucher devant Miss Bourgeoisie (sic. la Chanson du Dimanche). On va bien se marrer, en 2011, c'est moi qui vous le dit !

Bref, le monde politique suit sa ligne dure. Pas sûr que le pays soit assez solide pour résister à la charge (et je ne parle pas de dette, même pas la peine...).

C'était mon coup de gueule politique, blasé et cynique. Tout va bien dans le meilleur des mondes (mais ce n'est pas le notre. Dommage...).

mercredi 30 septembre 2009

Prise de risque

Je ne comprends pas. J’ai l’impression d’être sur les chapeaux de roue en permanence, occupé au maximum de mes possibilités à tous les niveaux, et pourtant je suis incapable d’exprimer une pensée un peu profonde, d’avoir un raisonnement avec un peu de recul, comme si je n’avais rien sur quoi m’appuyer. Dans ces cas-là, montrer une petite vidéo me permet en général de masquer le vide mais, aujourd’hui, je n’ai aucune envie de masquer le vide. Je préfère me poser la question : que se passe-t-il pour que je ne réfléchisse plus ?

Je crois que la réponse la plus pertinente, c’est que je n’ai pas de problème. Donc pas de question à me poser. Je suis installé dans un confort de vie qui ne me pousse pas à réfléchir, à raisonner. Ça ne signifie pas que je suis anesthésié par un traintrain quelconque mais les choses se passent sans que j’aie quoi que ce soit à y redire et ma situation est somme toute plaisante. Sauf que j’ai peur de devenir inintéressant et que la vie n'ait plus ce goût relevé qui la rend si pleine.

Je suppose que, pour briser ce confort, je n’ai pas d’autre choix que de me mettre en danger. J’ai plaisir à faire des actes de folie - j’en connais d’ailleurs un qui pourrait vous en parler : traque sur internet à partir de très peu d’informations pour retrouver son nom, son lieu de travail, son adresse et, quand tout est trouvé (avec pas mal de coups de pouce, c’est vrai), aller lui signifier que je suis arrivé au bout de ma recherche avec un petit mot très personnalisé et tout à fait surprenant collé à sa porte. Un brin angoissant, peut-être, pour celui qui le lit, mais comme je n’ai rien fait de manière cachée, je considère que je n’ai pas quitté le domaine du jeu. Bref, un plaisir d’enfant espiègle. Sauf que tout ça ne me met pas en danger.

Le plus grand « risque » que je me connais (et qui ne soit pas désagréable, bien sûr, car je ne suis pas masochiste), c’est aller vers les gens, les rencontrer et trouver des esprits qui se marient bien au mien. Peut-être, avec ma victime, ai-je trouvé un de ces esprits. Cependant je ne peux pas me limiter à lui. L’écrasement que je représente pour une seule personne est un argument largement suffisant pour étayer ma thèse. Et puis plus grand encore serait le danger de trouver un alter ego…

Conclusion : il faut que je rencontre d’autres personnes. C'est-à-dire que je m’inscrive sur ces sites de rencontre que je n’ai jamais approché (le reste, je l’ai fait : impro, sport, blogs, bars, dîners, soirées par intermédiaires, etc.). J’en ai entendu beaucoup de mal, vraiment beaucoup. Cependant, il est peut-être temps que je me fasse une idée par moi-même… vous avez des suggestions ?

N’empèche que ça me fait un peu peur et que, de toute façon, toutes mes soirées sont occupées ! Il n’est pas rassuré, le Lazare...

mardi 22 septembre 2009

Encore 3...

Je pense que, chaque année, on devraitregarder ce petit extrait filmé juste après l'élection du Petit Nicolas. Au moins, ça nous fait une pété de rire.



Mais mon dieu que ça me parait loin !