jeudi 10 novembre 2011

Passe un instant, et pfuit...

La vie est une pute.

C'est bien de le rappeler de temps en temps.

Elle promet tout, elle ne donne rien.

Un peu comme une flèche tirée dans le dos.


mardi 1 mars 2011

Tout mon soutien...


... mais peut-être est-ce trop tard.

Ou inutile.

Ou inopportun.






Qu'importe. Je ne le saurai probablement jamais...

vendredi 25 février 2011

Tout mon soutien

Je sais que pour un être qui m'est cher, ces derniers jours n'ont pas été simples et les prochains ne le seront sans doute pas davantage.

Je voulais l'assurer de tout mon soutien et ce blog m'a semblé être le meilleur moyen de le faire.

Une pensée...

vendredi 3 septembre 2010

Opérette...

J'ai toujours aimé les gens qui ont un grain de folie pure. Alors, forcément, j'ai tout de suite accroché quand j'ai découvert un air d'opérette, l'air de Cunégonde (ça ne s'invente pas), dont le texte est :

"On mon Dieu, je suis si triste, je vis avec madame ma mère, je resterai vierge jusqu'à mon mariage où ma main sera donnée à un grand duc ou autre chose, et je suis triste, tellement triste... est-ce que mes bijoux peuvent effacer une si grande honte...? Je ne sais pas, mais j'ai des bijoux... et aucune objection contre le champagne... et mes bijoux sont si fabuleux ! J'AIME ! AH AH AH !!! Oh, mon dieu, mais je suis si triste ! Mes larmes forment des rivières... Mes seuls amis sont des bijoux... oui mais j'aime ça. J'ADOOORE CA !!! AH AH AH AH AH"

Bon, voila, quand je croise un psychopathe avec dédoublement de personnalité, bah je suis fasciné, quoi...

Mention spéciale à la réplique du siècle : "Je ne suis peut-être pas pure mais mes bijoux le sont, eux !"

vendredi 20 août 2010

Un autre plaisir des yeux

Et celui-là, il n'est pas magnifique ?

Imaginez-juste si vous le croisez sur la plage...

vendredi 30 juillet 2010

Jolies courbes





Jolies choses...










































Bonnes vacances...

vendredi 16 avril 2010

Mon Dieu qu'il est beau

Étant donné que je suis totalement sous le charme, je vous renvoie vers cette photo publiée sur le site de l'Homme est un Concept. Comme ça je la garde sous les yeux et je fais un peu de pub au passage...



L'argent-dette, seconde édition

Il y a quelques temps, je vous avais soumis une petite vidéo sur ce qu'est l'argent et en quoi sa nature ne peut que nous amener vers des crises financières et économiques de plus en plus catastrophiques. Une deuxième vidéo est sortie et je me dois de vous la soumettre, elle aussi.

Je pense que je vais aller poser quelques questions à nos dirigeants...

L'Argent-Dette II


mardi 13 avril 2010

Le ridicule a frappé !

Le ridicule ne tue pas, sinon il ferait un carnage ! Et serait au moins aussi efficace qu'un Tupolev vieillissant.

Il est naturellement possible de consulter le CV (forcément gonflé ?) de notre président sur le site web de la présidence de la République. Suite aux engagements qui avaient été annoncés pour que les mal-voyants puissent eux-aussi naviguer sur le site, une voix off est disponible pour lire la page.

Il n'est plus à démontrer que la France est un brin chauvin. Il était donc normal qu'on retrouve cette caractéristique jusque sur le site web de la Présidence de la République.

Le CV du président est, comme il se doit pour un homme de carrure internationale, également disponible en anglais. Et la voix off toujours à disposition si nécessaire. On déplore seulement pour "Sarkozy 23" qu'il n'existe aucune voix électronique en France ayant le moindre accent anglais adaptée à l'exercice...



Sarkozy "in english" sur le nouveau site de l'Elysée

vendredi 19 mars 2010

Elle met le feu !

Ça fait deux jours que j'écoute en boucle ça :


Lady-GaGa-Beyonce-Telephone-Official-Video

Qui pourra encore dire que je ne suis pas gay jusqu'au bout des ongles...

jeudi 4 février 2010

Je suis jeune, pur et innocent !

On vient de me communiquer un lien vers un test de pureté. Le lien :

http://test.griffor.com/fintest.php


J'ai été honnête et j'atteins donc le score honorable de 148 points (la moyenne étant de 100 points). Oui MAIS j'ai un fort handicap ! Je ne me suis jamais autorisé à toucher aux drogues !!! Du coup mes points sont totalement reportés sur le sexe et l'alcool. Moi je dis correct...

mardi 2 février 2010

Drogue dure

Depuis trois jours, je ne décroche plus. N'est-ce pas la preuve que je suis une tapette en puissance ?


mercredi 27 janvier 2010

YYYYYYYYAAAAAAAAAAHHHH !!!!!

Tous mes tests de dépistage sont négatifs : VIH, Hépatites A-B-C et Syphilis !

Je suis quand même obligé d'avouer que je n'en menais pas large, en allant à l'hôpital. Genre mal de ventre et bouffées de chaleur. Dans mon malaise j'ai eu de la chance : une heure d'attente, seulement, pour me monter le bourrichon !

Je suis finalement entré dans le cabinet du médecin qui n'est pas tombé de la dernière pluie et qui m'a annoncé, dès la porte refermé, que tous les tests étaient négatifs. Je me demande bien pourquoi c'est juste après que mon cœur a commencé à battre de manière irraisonnée...

Bref, les nouvelles sont excellentes, ça apaise !




(Le pianiste, c'est pour le plaisir des yeux)

jeudi 21 janvier 2010

Un p'tit test mon bon m'sieur ?

Après 2 mois de vie à deux (mais pas trop, mais quand même), l'excitation devient telle que la mémoire défaille. Il devient de plus en plus difficile de briser l'élan libidinale par la pensée d'un bout de plastique pourtant si crucial, j'ai nommé : le préservatif. Le risque allant croissant, il était temps d'aller faire un test de contrôle. Oui mais voila : je suis bélonéphobe !

La bélonéphobie, mot (inconnu du correcteur orthographique de ce blog), correspond à l'appréhension angoissante de toucher des épingles ou des aiguilles. En gros, dès qu'on me pique où que je vois une seringue s'enfoncer dans une chaire, je m'évanouis. La dernière fois qu'on m'a fait une prise de sang, je suis tombé dans les pommes deux fois, coup sur coup. Faire un test VIH s'apparente donc pour moi à une véritable épreuve.

Quand je suis arrivé à l'hôpital, et malgré les quatre barres chocolatées que je venais de m'enfiler pour faire grimper en flèche mon taux de sucre dans le sang (je commence à maîtriser deux-trois trucs pour tenter de résister à l'inconscience), je tremblais. De peur, naturellement. Je m'attendais à ce qu'il y ait du monde - on m'avais relaté que l'on trouve en salle d'attente des travestis de toute espèce dont l'abonnement au service de dépistage et la raison de cette fréquentation soutenue ne sont des secrets pour personne... mais non, pas un chat. Et ce constat d'augmenter mon appréhension : le moment de la piqûre se rapprochait d'autant.

Pour ceux qui ne sont jamais allé faire de test comme c'était le cas pour moi, une première dame m'a accueilli à l'entrée pour me donner mon numéro anonyme et un questionnaire avec les questions auxquelles tout le monde s'attend : avez-vous donner votre sang dernièrement, combien avez-vous eu de partenaire l'année dernière, avez-vous des pratiques à risque, etc. A peine ais-je eu le temps de le remplir que le médecin a appelé mon numéro. Dans son cabinet, une autre série de questions plus complètes dont la première est : quelles est votre orientation sexuelle. Étrangement, je n'ai pas de problème avec ça, j'assume totalement, mais j'ai eu un étrange sentiment en m'entendant dire avec un brin de fierté "gay !" alors qu'il ne m'avait proposé que la réponse "hétéro". C'était la première fois que je le disais devant quelqu'un de manière frontale, ostensible et même revendicatrice. Je suis mûr pour le combat associatif, je crois...

C'est à ce moment qu'est tombé le verdict que j'espérais éviter au maximum : ne sachant plus si je suis vacciné contre les hépatites, elles devaient toutes être contrôlées. Oui mais un contrôle supplémentaire, c'est un tube de sang prélevé en plus !!! Maxi-merde. Je n'ai jamais regardé le matériel (pour cause) mais je sais que la même aiguille plantée dans la veine peut servir à tirer plusieurs tubes de sang sans avoir à la ressortir à chaque fois. C'est toujours autant de trous en moins dans mon bras mais les vibrations provoquées par le changement de tube sur l'aiguille ont un effet ravageur quand il s'agit de me retenir dans le monde conscient. Là, ce sera Hépatite A, Hépatite B, Syphilis et VIH. Je n'ai pas compris si l'Hépatite C allait intégrer le lot mais déjà c'était trop.

Enfin, direction l'infirmerie. L'infirmière avait déjà été prévenue de ma faiblesse, ce qui ne m'a pas empêcher d'en remettre une couche. J'ai donc finis en deux minutes sur un siège en position totalement allongée, les yeux fermés, en pure respiration abdominale, en train de me chanter une chanson-ritournelle dans la tête pour me fixer sur quelque chose d'autre que - aie - mon bras, avec un solapin humide et frais sur le font, la fenêtre totalement ouverte : le malaise s'accompagne toujours d'une montée de température corporelle (un autre truc que j'ai assimilé par expérience). Et là, le miracle. Ça a duré approximativement 10 secondes. 10 Secondes pour 4 tubes !!! L'infirmière a lancé un joyeux "c'est fini !" que je n'ai même pas cru : je pensais qu'elle allait passer au deuxième tube ! Quasiment rien senti, je me suis relevé presque tout de suite (mais pas trop vite, inutile de tenter le diable) et, mis à part mon bras piqué que je n'ai pas oser plier de la soirée de peur de sentir une douleur réminiscente, j'étais frais comme un gardon.

Je peux donc considérer que je suis à présent un homme et cette nouvelle fierté méritait bien un billet (même si vous, vous vous en foutez sans doute) !

Youpi !


Prochaine étape : les résultats. Pourvu que je tombe sur un deuxième youpi...

lundi 11 janvier 2010

Futur en cours de pourrissement

Je n’ai guère envie d’écrire en ce moment, quoi que j’aie des choses à vous raconter (à commencer par celui qui a fait sa place à coté de moi depuis un peu plus d’un mois). Je n’ai guère d’envie mais la nausée est trop forte pour que je me taise. Alors en pagaille je cite :

1/ HADOPI la Lamentable et ses sous-fifres incapables. Ces simples d’esprit ont réussi à pirater illégalement une police de caractères de France Télécom sans autorisation !!! Comme je le lisais sur le net, bientôt HADOPI devra s’envoyer un mail d’avertissement, une lettre recommandée et, pourquoi pas, demander à une autorité judiciaire la coupure de sa connexion internet !!! Pitoyable ! Rappelez-moi juste le coût de l’opération, histoire que ceux qui mangent aux Restos du Cœur aient l’occasion d’un sourire maladif...

2/ Sieur Sarko parlent maintenant de filtrage d’internet. Bien sûr c’était plus ou moins suggéré à mots couverts mais là, le leader a jeté le mot à la foule. Le filtrage d’internet, qu’est-ce que cela peut nous évoquer d’autre que la politique chinoise actuelle ? J’exècre celui qui veut écraser la population pour la contrôler entièrement. J’exècre le tyran comme celui qui lui prépare le lit pour qu’il s’y étende durablement.

3/ La République vend ses joyaux. Ah, la belle affaire ! L’UMP vend les joyaux de la République, cela me semble être une déclaration terriblement plus exacte. Les palais parisiens seront bientôt privés. Les plus beaux monuments qui devraient être la propriété de tous seront aux mains des riches. Les privilèges sont de retour, certes pas légitimés par un homme royal mais par le dieu Argent. Nous perdons nos valeurs, nous perdons nos symboles, nous perdons nos fiertés, nous sommes aigris, nous n’avons plus d’espoir, nous sommes un troupeau qui baisse la tête et accepte les coups sans répliquer. Je ne crois plus en la République. C’est un idéal magnifique mais il nous a quitté (ou va le faire sous peu, d’ici la prochaine réforme de la justice et la suppression des juges d’instruction par exemple). L’Argent a gagné. Dans ce monde, mieux vaut être riche et bien entouré. Mieux vaut ne pas fréquenter les loosers, les perdants, les petits, les humbles, les humains. Et il faudra que je m’y emplois...

vendredi 1 janvier 2010

Ca y est !

BONNE ANNEE A TOUS !!!

Enfin, je vous la souhaite réussie... si c'est possible...

vendredi 11 décembre 2009

Trois musiques pour la journée

Un peu de musique ne peut pas faire de mal. Laissez-moi donc vous présenter ce que j’écoute en boucle, en ce moment, au bureau.

Commençons par ce qui commence à avoir de l’âge mais qui fonctionne toujours. Je n’aime pas tout ce qu’a produit Vian mais parfois, je ne peux pas rester insensible. Et puis, il y a du rythme !


Le second morceau, plus calme, est aussi le premier achat que je viens de faire sur iTunes Store (ça y est, je suis contaminé…). Je vous laisse être bercé par cette douce mélodie que j’apprécie pour son humilité, sa simplicité, son calme. Ça fait du bien, un peu de calme...

http://www.deezer.com/listen-4206047

Et finalement la chanson qui m’apaise le plus sur les trois. Je vous la soumets avec l’image, bien que je sois parfaitement incapable de visionner la vidéo tout en écoutant le chant : c’est trop contre nature ! Toutefois, force est d’admettre que la voix est pure, parfaite, qu’elle coule, qu’elle avance et que rien ne la bloque, l’arrête, la bouscule. En elle tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Et je grave ici une pensée profonde pour celui à qui j’associerai toujours cet air et qui me manque. Voila, c’est pour toi.

lundi 7 décembre 2009

Encore un anniversaire

Hier, j’ai reçu chez moi mon père, ma belle-mère ainsi que mon petit frère prodige (et non pas prodigue...) et ma sœur, fraîche comme une rose (parole de ma Grand-Mère). Il s’agissait de fêter l’anniversaire de ma belle-mère 24 heures en avance afin que ce soit une petite surprise. Je ne résiste pas à l’envie de vous énoncer le menu concocté par moi-même pour l’occasion (uniquement des expériences jamais tentées auparavant, comme il se doit).

En entrée, soupe de pleurotes. C’était vraiment très bon mais, quoi qu’on en dise, ça ressemble visuellement à une vomissure de bébé... je conseille donc une lumière tamisée et une serviette de couleur vive pour servir cette entrée et faire oublier ce léger défaut, ça passe.

Le plat principal était un émincé de poulet au lait de coco et curry avec son riz au citron vert. On parle ici de Fusion Food, c’est-à-dire d’un mélange de saveurs issues de différents pays et associées dans le même plat. En l’occurrence, le résultat était très léger et réellement agréable. Le plus étonnant, c’est que le poulet pris séparément avec sa sauce était plutôt fade mais, dès qu’il était associé au riz, toutes les saveurs éclataient en bouche. Étonnant donc.

Nous avons fini assez sobrement sur un gâteau au chocolat fait par ma sœur. C’est après avoir mis le plat au four qu’elle a réalisé qu’elle n’avait pas beurré le moule ; nous avons opté pour manger le gâteau à la petite cuillère directement dans le plat. Bataille de cuillères à prévoir ! Après dix minutes de cuisson, le gâteau a été placé sur le rebord de la fenêtre pour le laisser refroidir un peu. Ma belle-mère en a profité pour aller aux toilettes. Ni une ni deux, nous nous sommes tous saisis du gâteau pour planter les bougies dessus. Nous avions peu de temps, il fallait faire vite. Est-ce que ça nous autorisait à désactiver nos neurones ? Rien n’est moins sûr... Toujours est-il que le gâteau, brûlant, a subtilement et lentement fait fondre la base de toutes les bougies... qui ont commencées à se coucher alors que nous les allumions. Et plus nous essayions de les redresser, plus nous en faisions tomber, allumées ou éteintes, et celles que nous replacions nageaient dans la cire fondue, et nous ne pouvions pas nous empêcher de rire à la vue de notre bêtise et en constatant notre échec évident. En revenant, ma belle-mère nous a trouvé tous pliés de rire devant un gâteau au chocolat recouvert de cire et de bougies abattues à moitié, la moitié allumée et l’autre fondue à la base. Ri-di-cule ! Nous avons fini par accepter notre échec et avons planté les bougies sur le reste d’une baguette. Ce fut tout de même un excellent moment, l’inattendu a rendu l’événement magnifique.

Le soir-même, j’ai à nouveau eu un fou-rire avec ma sœur. Elle m’expliquait que, quand elle rie, au moment de reprendre son souffle, l’appel d’air fait un bruit aigu que ses amis ont assimilé à un cri de truie. Bien sûr, elle a ri en le racontant, elle a repris son souffle, a fait le bruit aigu suscité et nous avons ri, et ça a recommencé, encore et encore. C’est avec ma sœur que j’ai eu mes plus grands fou-rire. Et ça fait du bien.

vendredi 4 décembre 2009

Un peu de français

A nouveau au chômage technique, je voudrais écrire un petit mot amène. Hélas, je n’ai guère de chose à commenter avec amusement et espièglerie. La vie est un peu trop sérieuse à mon goût, en ce moment (ma phrase précédente l'est un peu moins...).

Je dois vous conseiller un livre. Celui-ci n’a rien à voir avec les autres œuvres dont j’ai déjà pu vous parler. Écrit par Claude Gagnière, Pour Tout L’Or Des Mots est une compilation des citations, bons mots, rimes et mufleries de la langue française, le tout accompagné d’une mise en contexte assez appréciable. Par ce livre, vous vous cultiverez en apprenant l’historique de l’Académie Française, de ses frasques et de ses détracteurs comme vous découvrirez quelques curiosités, par exemple que dans le système monétaire anglais, le « pound » est le dernier nom qui a été donné à la livres et le penny a remplacé le denier mais le symbole de pound est resté « L » et le symbole du penny est toujours « d » (conservateurs d’anglais !). Je devrais vous citer quelques bons mots afin de vous convaincre définitivement que ce bouquin vous fera rire, seul, dans le métro ou dans une salle d’attente de dentiste, et vous fera donc gagner quelques minutes de vie supplémentaire. Essayons.

Quelques anagrammes (groupe de mots formés des mêmes lettres réarrangées) :
- LAURENT FABIUS = NATUREL ABUSIF
- ANGLETERRE = L’ETRANGERE
- PRESIDENT MAO TSE-TOUNG = TOUS MANGENT PRES DE TOI...

Deux ou trois sottises :
- J’espère que vous aurez pitié d’un pauvre homme qui a six enfants à manger plus sa femme et sa belle-mère.
- On a coupé les bourses de mon fils : il ne va plus en classe.
- L’assuré déclare qu’il occupe une bonne à tout faire d’une façon permanente et occasionnelle.
- La diarrhée, qui semble s’étendre à Paris, est une maladie de plus en plus courante...

Des vers ridicules de Corneille :
- Et le désir s’accroît, quand l’effet se recule (Polyeucte, 1642).
- Car c’est ne pas régner qu’être deux à régner ! (La mort de Pompée, 1644)
- Je suis Romaine, hélas ! puisque mon époux l’est (Horace, avant 1656).

Pour parler d’amour :
- Dire que c’est en faisant exactement la même chose qu’un homme honore une femme ou la déshonore (Noctuel).
- L’amour est cette merveilleuse chance qu’un autre vous aime encore quand vous ne pouvez plus vous aimer vous-même (Jean Guéhenno).
- Aimer, c’est se créer une religion dont le dieu est faillible (George Luis Borges).

Et quelques aphorismes pour finir :
- Dieu est-il le rêve de l’humanité ? Ce serait trop beau.
L’humanité est-elle le rêve de Dieu ? Ce serait abominable (Schnitzler).
- Le cercueil est le salon des morts ; ils y reçoivent des vers (Forneret).
- Les hommes couverts de croix me font penser à des cimetières (Picabia).
- La morale est mal disposée dans un pantalon (Picabia encore).
- Depuis deux mille ans, Jésus se venge sur nous de n’être pas mort sur un canapé (Cioran).
- Nul n’est assez grand pour se passer de piédestal (Sabatier).
- Petit poisson deviendra grand si le pêcheur en raconte la prise (Sabatier).
- Le rire sucre les larmes (Sabatier).
- Dieu est vivant est en bonne santé. Il est actuellement au travail sur un projet moins ambitieux (Roger Minne).

J’espère qu’au moins quelques unes de ces références vous auront décroché le début d’un sourire. Moi, je suis conquis. Amateurs de bons mots et de jeux neuronaux (car il y a aussi des contrepèteries, des charades, des devinettes, des combles, des paradoxes, des tautogrammes, etc.), en plein débat subversif sur l’identité nationale, je vous encourage à revenir à l’une de ses véritables composantes et à prendre plaisir aux petits bonheurs offerts par notre belle langue et rassemblées dans ce merveilleux livre, Pour Tout L’Or Des Mots.

...

...

Voila, je suis sec de tout sujet supplémentaire sur lequel disserter. J’ai pourtant eu des perches pour m’informer sur la franc-maçonnerie, la morphopsychologie, les premières armes standardisées sous Elizabeth I ou encore quelques ragots de comptoir (quoi, Yann Barthès est GAY ?!? Tient, il est charmant… Comment ça, Jean Sarkozy n’aurait été qu’un scandale politique calculé destiné à couvrir le bruit entourant la comparution de Villepin devant les juges ? Il pleut, j’ai oublié mon parapluie. Les ravioles de Nice sont plus gouteuses que celles de Bordeaux. Etc.)... Je fais fi, tout ceci me laisse sans passion.





Remarquez, j’aurais bien une explication mais je n’ai pas le droit de la dire !




On fait toujours plaisir aux gens en venant les voir ; si ce n’est en entrant, c’est en sortant (Crochon).

mercredi 25 novembre 2009

Petits dessins et bons mots

Nouvel épisode dans la série : mon petit frère est flippant.

Hier soir, j'ai fêté (avec un peu de retard, certes) mon anniversaire en famille. Pour l'occasion, mon cher petit frère de 7 ans m'a offert le cadeau le plus classique qui soit : un dessin fait par lui-même juste après mon arrivée, en douce, dans sa chambre.

Plutôt qu'un dessin, je devrais dire qu'il en a fait deux (car une feuille est composée de deux pages exploitables... quand les feutres ne traverse pas l'épaisseur du papier... dommage). J'ai commencé par le recto. Comment vous le décrire ? Dessin épuré, uniquement fait de formes tubulaires jaunes délimitées par des lignes noires, ainsi qu'une forme noire centrale, annulaire. Les zones colorées recouvrent au maximum 50% de la feuille A5 et s'emboîtent étrangement.

Explication de mon frère qui commence par faire pivoter la feuille de 90° en me signalant que ça se regarde "plutôt comme ça". A l'origine, il voulait faire un tag mais il a changé d'idée donc il a fait des lettres emboîtées. Il me montre un "L", un autre "L", un "Q" stylisé inséré dans la lettre précédente, un "O" (la fameuse forme annulaire noire), un "P" couché et un "I" planté dessus. Au moment de parler de la dernière lettre, une lueur de clairvoyance traverse alors ses yeux et il s'écrie : "On pourrait peut-être faire un mot, avec ces lettres !!!" et, contre toute attente, essaye de trouver ce mot en lisant de droite à gauche ! Je cite : Alors, là on a "pi", après un "O" et un "Q"... Ah bah ça fait Piqoll !!! Je me suis effondré de rire. Pour mon anniversaire, mon petit frère m'offre un dessin nommé "picole"...

Après avoir repris mes esprits, je retourne la feuille et observe le second dessin. Une description dépasserait à présent mes compétences mais je devine quelques chiffres et lettres habillés de motifs, symboles qui s'emboîtent également... Et c'est là que, dans un grand moment de fierté, mon frère me demande : alors, tu reconnais ? Je reconnais quoi ?!? Quoi, tu ne reconnais pas ?!? Bah... heu... Mais si, regarde, j'ai dessiné comme Dubuffet !!! Dubuffet, qu'il me dit. C'est dans ces moments-là qu'on se sent très très seul... Dubuffet... un artiste, un peintre sans doute... avec un nom pareil il doit être français... vu le style, c'est un contemporain... non, rien à faire je ne connais pas. Ok, passage au plan B : comment ne pas perdre la face tout en avouant mon inculture face à mon petit frère de sept ans pour qui je suis le Grand Frère, le Modèle ? Dur...

Le jour de ses 7 ans, mon petit frère maîtrisait les grands classiques de la musique. Moins d'un an plus tard il adhère aux arts contemporains. Si je matérialise mentalement ce qui pourrait être une courbe de progression, non seulement il m'a totalement dépassé sur le plan culturel mais en plus, d'ici un ou deux ans, il me trouvera inintéressant et pauvre culturellement. Je vais aller manger un pot de glace en regardant le Coeur a ses raisons, ça me fera du bien pour oublier...


Petit mot de la fin que j'emprunte à Alphonse Allais :
- Sept villes se disputaient l'honneur d'avoir vu naître Homère : Argos, Athènes, Chio, Colophon, Rhodes, Salamos et Smyrne.
" - N'oubliez pas la plus célèbre de toutes, dit Allais.
- Je regrette, il n'y en a que sept et non pas huit.
- Huit car la voix populaire a consacré Alaure comme la huitième. Dit-on autrement que Homère d'Alaure ?


Et un autre petit mot, toujours du même auteur, car le rire ne fait que du bien :
Les culs-de-jatte sont des infirmes incapables de rendre service à la société. Sauf, peut-être, pendant les guerres, aux premières lignes. Les tranchées seraient alors moitié moins profondes à creuser.